Végétal, humain, animal, champignons, bactéries et virus : chacune des parcelles qui composent le vivant sont liées. Toute évolution d’un écosystème entraîne des conséquences sur les autres.
La biodiversité regroupe l’ensemble des êtres vivants ainsi que les écosystèmes dans lesquels ils vivent. Elle constitue un maillon essentiel de toute forme de vie, y compris la nôtre. La préserver est essentiel.
Pour l’être humain, l’environnement constitue l’ensemble des conditions naturelles et culturelles susceptibles d’agir sur sa vie et ses activités. Nos modes de vie modernes nous ont éloignés de cette réalité : nous dépendons de la nature autant qu’elle dépend de nous. Oublier ce lien, c’est fragiliser nos équilibres vitaux.
La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social (1). Être en bonne santé, ce n’est donc pas seulement ne pas avoir de maladie ou d’infirmité : c’est aussi bénéficier d’un environnement sain et d’un équilibre psychique.
Le concept « One Health » (traduction en français : « une seule santé ») repose sur une idée simple : tout est lié. Ce qui fragilise un élément du vivant fragilise l’ensemble.
Il vise à équilibrer durablement la santé des personnes, des animaux, des végétaux et des écosystèmes. Portée par l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la santé animale et le Programme des Nations unies pour l’environnement, la mission « One Health » est de raisonner le système dans son entièreté et trouver des solutions répondant à l’ensemble des enjeux.
L’idée n’est pas entièrement nouvelle, mais le concept s’est structuré au début des années 2000 et prend tout son sens aujourd’hui, à l’heure où les crises sanitaires et environnementales se multiplient.
Pour l’être humain, la biodiversité agit comme une barrière naturelle face aux agents pathogènes. Plus elle est riche et préservée, moins ceux-ci vont se propager. À l’inverse, plus elle est détériorée, moins l’humain sera immunisé. Protéger la biodiversité, c’est aussi renforcer notre système immunitaire collectif.
Pollution, exposition aux substances chimiques, déséquilibres nutritionnels, modes de vie dégradés…
Ce qui détruit la diversité du vivant altère directement notre santé. Résultat : notre époque voit exploser les maladies environnementales. Une épidémie silencieuse qui touche désormais tous les continents.
Ces chiffres rappellent que la préservation de la biodiversité et de la qualité de notre environnement n’est pas seulement un enjeu écologique : c’est un impératif de santé publique.
La biomasse totale – l’ensemble des matières organiques présentes sur Terre – est estimée à 550 gigatonnes de carbone*.
À elle seule, la biomasse végétale en représente 82%. Viennent ensuite :
Et l’être humain, dans tout cela ? Il ne représente que 0,01% de la biomasse globale.
Un chiffre dérisoire face à l’ampleur de son empreinte sur les équilibres naturels.
* Encyclopédie de l’environnement / the Biomass Distribution on Earth, 2018
Préserver la biodiversité, c’est préserver notre santé. Réduire son érosion doit être une priorité : agir pour la planète, c’est aussi agir pour soi et pour les générations futures.
Ainsi, nous nous engageons pour une santé durable et commune, pour une approche globale et systémique du bien-être de l’ensemble du vivant.
(1) Définition de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)
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